Migration WordPress

Migrer son site WordPress sans tout casser.

Changer d’hébergeur, passer un site local en ligne ou modifier un nom de domaine peut faire peur.
Une migration WordPress reste pourtant très gérable quand elle est préparée avec méthode, dans le bon ordre, et sans improviser au moment critique.

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La règle numéro un d’une migration WordPress : ne jamais commencer sans sauvegarde complète.
Il faut récupérer les fichiers du site, la base de données, et idéalement garder l’ancien hébergement actif le temps des vérifications.

Je me souviens très bien de mes premières migrations WordPress.
La peur n’était pas technique au départ : c’était surtout la crainte de perdre le site, les images, les contenus ou l’accès à l’administration.

Avec l’expérience, je vois la migration comme une opération assez logique : on copie les fichiers, on copie la base de données, on met à jour les accès et les URLs, puis on teste.
Là où les problèmes arrivent, c’est souvent quand on saute une étape, quand on sous-estime les URLs internes, ou quand on travaille directement en production sans filet.

1 Sauvegarder Fichiers, base de données, accès.
2 Copier Serveur, médias, réglages WordPress.
3 Brancher Base, domaine, URLs, HTTPS.
4 Tester Pages, formulaires, images, admin.

À garder en tête : une migration bien préparée réduit fortement les risques, mais elle n’est jamais à prendre à la légère.
Avant d’agir, notez vos accès FTP/SFTP, phpMyAdmin, hébergeur, registrar, WordPress et sauvegarde.

Ce que je vérifie avant de toucher au site

Les accès

WordPress, hébergeur, base de données, domaine, DNS : si un accès manque, la migration peut vite se bloquer au mauvais moment.

La sauvegarde

Je garde une copie exploitable des fichiers et de la base, pas seulement une promesse de sauvegarde automatique quelque part.

Le bon créneau

Je préfère migrer quand le trafic est calme, surtout si le site reçoit des demandes de devis ou des commandes.

Le retour arrière

Avant d’avancer, je veux savoir comment revenir à l’ancien site si un point important casse pendant le transfert.

Pourquoi migrer un site WordPress ?

Les raisons sont souvent très concrètes.
Un hébergement trop lent, un support absent, un changement de domaine, un passage de HTTP à HTTPS, ou encore un site développé en local qu’il faut mettre en ligne.

Changer d’hébergeur

Quand le site est lent, instable ou mal accompagné, migrer vers un hébergement plus fiable peut devenir nécessaire.

Changer de domaine

Une nouvelle marque, une nouvelle activité ou une meilleure adresse peuvent demander une migration propre des URLs.

Passer en HTTPS

Le certificat SSL doit être correctement en place, puis les URLs internes doivent suivre pour éviter le contenu mixte.

Mettre un site local en ligne

Le site quitte l’environnement de développement pour rejoindre son vrai serveur et son vrai nom de domaine.

Deux méthodes possibles

Il existe deux grandes façons de migrer un site WordPress : avec une extension ou manuellement.
Je ne considère pas qu’une méthode soit toujours meilleure que l’autre. Le bon choix dépend de la taille du site, de votre aisance technique, des accès disponibles et du niveau de risque acceptable.

Méthode avec plugin

Plus simple, plus rapide, souvent suffisante pour les petits sites. Elle peut être limitée par la taille du fichier ou par la configuration serveur.

Méthode manuelle

Plus technique, mais plus transparente. Elle donne un meilleur contrôle sur les fichiers, la base de données et les URLs.

Pour un site vitrine simple, une extension peut très bien faire le travail.
Pour un site lourd, ancien, très personnalisé ou sensible, je préfère souvent reprendre la main manuellement.

Mon repère simple : si le site est récent, léger et bien entretenu, je commence souvent par envisager une extension.
Si le site a beaucoup d’historique, des extensions sensibles, un thème très modifié ou un changement de domaine, je préfère une approche plus contrôlée.

Méthode 1 : migrer avec une extension

La méthode avec extension est la plus accessible.
Des outils comme All-in-One WP Migration permettent d’exporter un site, puis de le réimporter sur une nouvelle installation WordPress.

Préparer le nouveau WordPress

Installez WordPress sur le nouvel hébergement, puis connectez-vous à l’administration.
Le site peut être vide à ce stade : il servira de point d’entrée pour importer l’ancien.

Exporter l’ancien site

Sur l’ancien site, installez l’extension choisie, puis lancez un export complet.
Vous obtenez généralement un fichier contenant les fichiers, la base de données, les médias et les réglages.

Importer le fichier

Sur le nouveau WordPress, installez la même extension et importez le fichier.
Selon la taille du site, l’opération peut durer quelques minutes ou beaucoup plus. Pendant ce temps, mieux vaut éviter de multiplier les manipulations dans l’administration.

Vérifier les URLs et les accès

Une fois l’import terminé, reconnectez-vous si nécessaire, enregistrez les permaliens, puis testez plusieurs pages.
Si le domaine change, vérifiez que les anciennes URLs ont bien été remplacées.

Limite fréquente : certaines versions gratuites limitent la taille du fichier importé.
Si le site dépasse cette limite, il faudra passer par une version payante, changer de méthode ou faire une migration manuelle.

Méthode 2 : migrer manuellement

La migration manuelle demande plus de rigueur, mais elle reste compréhensible.
On transfère les fichiers, on exporte puis importe la base de données, on ajuste wp-config.php, puis on remplace les anciennes URLs. C’est moins confortable qu’un bouton d’import, mais beaucoup plus lisible quand il faut diagnostiquer un problème.

Télécharger les fichiers

Connectez-vous à l’ancien hébergement en FTP ou SFTP avec un outil comme FileZilla.
Récupérez tous les fichiers WordPress : wp-admin, wp-content, wp-includes, wp-config.php et les fichiers à la racine.

Exporter la base de données

Depuis phpMyAdmin ou l’outil fourni par l’hébergeur, exportez la base de données au format SQL.
Notez aussi le nom de la base utilisée par le site.

Préparer le nouvel hébergement

Créez une nouvelle base de données, un utilisateur, un mot de passe fort, puis donnez les droits nécessaires à cet utilisateur sur la base.

Importer la base et envoyer les fichiers

Importez le fichier SQL dans la nouvelle base, puis envoyez les fichiers WordPress sur le nouvel hébergement dans le bon dossier.
Le dossier cible s’appelle souvent www, public_html ou porte le nom du domaine.

Modifier wp-config.php

Adaptez les informations de connexion à la base de données dans le fichier wp-config.php.

define( 'DB_NAME', 'nom_de_votre_nouvelle_base' );
define( 'DB_USER', 'nom_utilisateur_nouvelle_base' );
define( 'DB_PASSWORD', 'mot_de_passe_nouvelle_base' );
define( 'DB_HOST', 'localhost' );

Mettre à jour les URLs

Si le domaine change, les anciennes URLs doivent être remplacées dans la base.
Une extension de recherche/remplacement ou WP-CLI est souvent plus sûr qu’une requête SQL brute, surtout avec les données sérialisées.

wp search-replace 'https://ancien-site.com' 'https://nouveau-site.com' --skip-columns=guid

Attention aux données sérialisées : WordPress et certaines extensions stockent des valeurs sensibles au format sérialisé.
Un remplacement SQL trop simple peut casser des réglages. Quand c’est possible, utilisez un outil prévu pour WordPress.

Vérifier la migration avant de déclarer victoire

Le site peut sembler fonctionner en page d’accueil alors que certains détails sont encore cassés.
Je prends toujours un moment pour tester les points essentiels avant de considérer la migration terminée, parce que les petits problèmes se cachent souvent dans les formulaires, les médias ou les pages profondes.

  • La page d’accueil et plusieurs pages internes s’affichent correctement.
  • Les images, fichiers PDF et médias chargent depuis le bon domaine.
  • L’accès à /wp-admin fonctionne avec les bons identifiants.
  • Les formulaires de contact envoient bien les messages.
  • Les permaliens sont réenregistrés dans WordPress si besoin.
  • Le certificat SSL est actif et le cadenas HTTPS apparaît correctement.
  • Le cache WordPress, serveur ou CDN est vidé après les changements.

Un test utile : ouvrez le site dans une fenêtre de navigation privée, puis parcourez-le comme un vrai visiteur.
C’est souvent là qu’on repère un formulaire qui ne part pas, une image manquante ou une redirection oubliée.

Pointer le domaine vers le nouvel hébergement

Quand tout est prêt, il reste à faire pointer le nom de domaine vers le nouvel hébergement.
Cette étape se règle chez le registrar ou dans la zone DNS : serveurs de noms, entrée A, CNAME, selon la configuration.

Patience : la propagation DNS peut prendre de quelques minutes à plusieurs heures.
Pendant cette période, certains visiteurs peuvent encore voir l’ancien serveur pendant que d’autres voient déjà le nouveau.

Que faire en cas de problème ?

Erreur 500 ou page blanche

Vérifiez wp-config.php, la version PHP, les logs serveur et les extensions récemment déplacées.

Erreur base de données

Contrôlez le nom de la base, l’utilisateur, le mot de passe, l’hôte et les droits MySQL.

Images absentes

Le dossier wp-content/uploads est parfois incomplet après un transfert interrompu.

Liens cassés

Les URLs n’ont peut-être pas été remplacées partout, ou les permaliens doivent être réenregistrés.

En résumé

Une migration WordPress réussie repose rarement sur un coup de chance.
Elle repose sur une sauvegarde claire, des accès disponibles, une méthode calme et des vérifications après transfert.

Si je dois choisir entre aller vite et garder un filet de sécurité, je choisis le filet de sécurité.
C’est moins spectaculaire, mais c’est ce qui évite les vraies mauvaises surprises.

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